Alain Jeanne-Michaud PDF Imprimer Email
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Alain Jeanne-Michaud
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Alain Jeanne-Michaud présente ses photo-micrographies au Foyer Restaurant Municipal d’Allauch.
(rue Fernand Rambert, à côté de la Bibliothèque Municipale)
Que l’auteur de cette merveilleuse citation me pardonne d’avoir négligé de mémoriser son nom, l’age peut être, peut être même certainement, mais elle me semble si bien adaptée à notre média que je l’utilise très souvent:

“Voir, c’est l’opération de l’œil,

Regarder, celle de l’esprit,

Contempler, celle de l’âme.”

 

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En 1946, année de ma naissance en terre française outre Méditerranée (en Algérie si vous préférez) il fait une chaleur insupportable, le Sirocco est de la partie. En 1958, lorsque pour la première fois le “pouce” de ma main droite “pousse” vers le sol le déclencheur de mon tout nouveau “Brownie Flash” manufacturé par la société photographique Kodak et offert par la société “Prior” fabriquant de biscottes, qui aurait pu envisager, en cet instant, que ce geste anodin se renouvellerait si fréquemment au cours des cinquante années qui lui firent suite. Ni moi bien sur, ni ma famille. Les “Arts” n’étaient en ces années qu’un passe temps pour riches et oisifs.Si le pouce de ma main droite a souvent poussé le déclencheur de ce providentiel outil à piéger la mémoire, il lui a fallu se résoudre à passer la main (si je puis m’exprimer ainsi) un beau jour (faisait-il vraiment beau ce jour là, ma mémoire flanche) et laisser mon “index” faire le boulot à sa place. Changement d’époque, changement de matériel.En 1967, depuis cinq années seulement en métropole, l’opportunité m’est offerte d’intégrer l’équipe d’un laboratoire parisien de recherche scientifique au sein même de la Sorbonne.

La photographie fait désormais partie intégrante de mon quotidien professionnel. La photographie vient d’entrer dans ma vie et pour la vivre encore plus passionnément je m’inscris à la “SFP” ou, si vous le voulez bien, à la “Société Française de Photographie“, la plus vieille institution photographique au monde avec sa cousine anglaise la “RPS” plus civilement appelée la “Royal Photographic Society“. La SFP née en 1854 a donnée le jour en 1892 à ce qui devait devenir bien plus tard la “Fédération Photographique de France“.

En 1970, me voila responsable de la photographie du “LMCP” ou plus prosaïquement “le laboratoire de minéralogie et cristallographie de Paris” sis campus de “Jussieu” à Paris dans le cinquième arrondissement.

En 1993 et 1994 président de la SFP. Une SFP désorientée, déboussolée, qui à un genou en terre mais qui ne veut pas croire en sa fin proche, en un mot, qui a maille à partir avec la justice. Elle vend et quitte son siège social, apure ses comptes, règle ses créanciers, redresse la tête, compte ses amis et reprend ses activités dans des locaux mis à sa disposition par la “Bibliothèque Nationale” rue de Richelieu dans le deuxième arrondissement parisien.

La cessation de travail est de plus en plus proche, c’est inexorable. La photographie fait et fera toujours partie de mon quotidien, tant qu’un de mes doigts trouvera la force d’appuyer sur un déclencheur, tant que je saurais “VOIR, REGARDER, COMPTEMPLER.

Bon an mal an je me trouve, comme ici, juge d’une compétition amicale, régionale, nationale voir internationale. Légitimement ceux qui y sont “jugés” désirent connaître le travail de celui qui “ose” porter un regard “critique” sur leur propre production. Le “juge” doit aussi être jugé, c’est tout à fait normal. Mais que je vous rassure, je ne juge pas. Je jauge et je classe en mon âme et conscience.

 

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Les photographies que j’ai le plaisir de proposer à votre “Regard” sont des images réalisées au microscope optique (Ultraphot III a ZEISS pour les puristes), en lumière polarisée - analysée (soit entre deux polariseurs) sur film diapositif 120 (Kodak et Agfa) grossissements entre 25x et 80x et qui représentent des produits chimiques très ordinaires, dissous dans un liquide (eau ou alcool absolu) et recristallisés par évaporation plus ou moins rapide.

Le fait qu’aucune de mes images ne soit accompagnée d’une légende est volontaire. Le domaine dans lequel ces images s’intègrent le mieux est celui de l’imaginaire. Je vous laisse donc le soin de trouver un “décryptage” qui satisfera le votre.

Lorsque j’ai réalisé certaines de ces images j’y ai “vu” des choses effrayantes et d’autres reposantes. L’état d’esprit du moment est fondamental.

Un jeune garçon d’une classe de CM 2 dans le nord de la France, après une visite de sa classe dans la galerie où étaient visibles ces images, répondant par écrit à une question de son institutrice sur le contenu de l’exposition s’est exprimé ainsi : les images sont belles les couleurs sont très belles, mais je n’en accrocherais pas une dans ma chambre !!!!!

“C’est toujours à l’imparfait de l’objectif, que tu conjugues le verbe photographier”

Jacques Prévert